Gaz de schiste : c'est loin d'être fini !

Publié le par L'admin

Nous reproduisons, ci dessous, un article assez inquiétant,  paru sur le site internet "Enerzine.com"en date du 7 février 2011. Il semblerait que la démarche du gouvernement serait plus (+) dans l'optique de découvrir si oui ou non il y a du gaz de schiste dans le sous sol français que de se pencher sur les conséquences désastreuses, à ce jour, de l'exploitation de ce gaz.

 

Ci-dessous, reproduction de l'article :

 

 

"La France lance une inspection sur le gaz de schiste

 

Suite aux polémiques récentes concernant l'opportunité ou non d'exploiter le gaz de schiste sur le territoire français, le gouvernement a décidé de lancer une mission conjointe** afin de l'éclairer sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des hydrocarbures de roche-mère (gaz et huiles de schiste*).  

A ce jour, la France dispose d'une soixantaine de gisements pétroliers et gaziers. Ainsi, même si leur production représente 1 à 2% de la consommation, cette part a tendance à décroître. C'est pour réduire la dépendance énergétique et la facture pétrolière et gazière (plus de 9 milliards d'euros d'importations en 2009), que les pouvoirs publics accordent régulièrement des permis de recherche d'hydrocarbures.

Actuellement, trois permis de recherche sur le gaz de schiste ont été accordés par arrêtés datés du 1er mars 2010 sur une surface totale de 9 672 km2. Ces permis ont été délivrés aux compagnies Schuepbach Energy LLC d'une part (permis de Villeneuve de Berg et permis de Nant), Total E&P France et Devon Energie Montélimar SAS d'autre part (permis de Montélimar). Ils concernent les départements de l'Ardèche, la Drôme, le Vaucluse, le Gard, l'Hérault, l'Aveyron et la Lozère.

Le gouvernement précise qu'il s'agit là "de permis de recherche, dont l'objectif est donc d'acquérir une meilleure connaissance géologique du sous-sol et d'évaluer l'existence d'un gisement et de son potentiel éventuel en tenant compte de la nécessité de respecter l'environnement."

La ministre de l'Ecologie et du Développement durable, Nathalie Kosciusko-Morizet qui a adressé
cette lettre de mission prévoit également d'examiner la des huiles de schiste pour lesquels des travaux d'exploration sont prévus dans l'Aisne, dans la Marne et en Seine-et-Marne.

Enfin, les ministres réuniront prochainement les entreprises disposant d'un permis de recherche afin d'examiner avec eux les calendriers industriels et leurs compatibilités avec les travaux de la mission CGIET-CGEDD."

Fin de l'article


** Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) et conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD)

* Le « gaz de schiste » et l' « huile de schiste » sont des hydrocarbures contenus dans des roches sédimentaires argileuses, situées entre 1 et 3 kilomètres de profondeur, qui sont à la fois compactes et très peu perméables. Il s'agit de gisements "non conventionnels" car piégés dans la roche et ne pouvant pas être exploités de la même manière que ceux contenus dans des roches plus perméables. L'exploitation nécessite le plus souvent des forages horizontaux et une fracturation hydraulique des roches profondes.

 

 

Commentaires :

 

 Une mission sur les conséquences de l'hydrofracturation (unique méthode d'extraction du gaz et des huiles) aurait été plus appropriée avant d'engager toute recherche et prospection.

 

John Doe

Publicité

Publié dans interet public

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
V
<br /> toute exploration pour savoir s'il y a du gaz ou pas est aussi désastreux que l'exploration, car il faut déjà employer l'hydrofracturation. Donc les conséquences, même si c'est à plus petite<br /> échelle, seront là. Ne nous laissons pas berner par toutes ces belles paroles et intentions de l'état et des multinationales. A.V.<br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> Merci pour cette information essentielle.<br /> <br /> <br /> L'Admin<br /> <br /> <br /> <br />