A qui profite la zone d'activités économiques de Barjac ?
Une phrase d’E.Chaulet, dans l’intervention qu’il a faite dans le Midi Libre, en date du 13 septembre, nous a interpellés. Il s’agissait pour lui de défendre son isolement (refus d’adhérer à une communauté de communes) en argumentant, entre autres, sur la réalisation d’une « zone d’activités économiques » qu’il a, lui, créé tout seul.
Nous nous sommes penchés sur l’état de cette zone économique qui devait produire de l’emploi pour les Barjacois.
Que constatons-nous ?
- Un déplacement de commerces, existants déjà depuis des années, qui s’installent en lieu et place d’usines qui ont reçu une aide non négligeable de la municipalité.
· C’est le cas de Corbier Matériaux dans les locaux d’UNIC Industrie depuis un certain temps déjà.
· Ce sera aussi le cas (à la fin de l’année) de Gamm’vert (coopérative de céréales de Barjac) dans les locaux Shaker. Celui-ci gardant une partie du bâtiment pour la vente de ses meubles (pour combien de temps ?). Rappelons que Shaker a entièrement délocalisé sa production.
· Le déplacement de l’entreprise Natali qui vient d’un village voisin (dans un bâtiment construit pour elle, il est vrai). Mais le village qui a vu partir cet entrepreneur (village qui lui fait partie de la communauté de communes « Cèze Cévennes), aurait peut être préféré le garder (il n’offrait sans doute pas autant d’avantages que Barjac ?).
En clair, cela veut dire, que des « patrons » ayant « profités » des avantages que leurs ont prodigués les Barjacois, n’ont créé aucun emploi à terme et font même de l’argent en louant les locaux à des entreprises qui existaient déjà sur Barjac.
- Une autre usine, sur le site, est en redressement judiciaire.
- Une autre est en vente. C’est sympa, quand on sait que c’est grâce aux Barjacois que cette entreprise a pu s’installer. Cette personne fera probablement un bénéfice substantiel lors de la vente, si il y arrive !
- Une autre essaie de survivre et c’est tout à l’ honneur de ses patrons.
La constatation que l’on peut faire est la suivante. En milieu rural, dans ce type de zone, il n’y a guère que les entreprises (ou commerces) ayant un lien direct avec la vie économique locale qui peuvent tirer leur épingle du jeu. Et encore, cela est à relativiser quand on constate les difficultés économiques que subit le secteur des machines agricoles pour ne citer que cet exemple.
Vouloir faire à Barjac, une zone d’activités économiques de type industriel pérenne est utopique. Même si, pour certains, au tout début, cela paraissait être une bonne idée.
Les retours sur Barjac n’ont jamais été à la hauteur des investissements réalisés. Par contre, nous ne sommes pas convaincus, que des industriels, aujourd’hui disparus du secteur, n’aient pas profité largement de la situation.
John Doe