Familles Rurales nous donne raison !

Publié le par L'admin

 

pomme-verJe sors de ma léthargie estivale pour réagir ou plus simplement vous communiquer les résultats du quatrième « observatoire des fruits et légumes » de Familles Rurales que le journal « La Croix » publie aujourd’hui.

Cette association, proche de notre maire et surtout de certains conseillers municipaux, ne peut être soupçonnée de travestir la vérité, tant sa réputation est solide. Elle est connue dans nos campagnes pour ses actions de réinsertion. Dernièrement, elle a été distinguée par le Conseil Régional.

Que dit ce quatrième « observatoire des fruits et légumes » ?  Il fait tout simplement un constat que nous faisons à longueur d’article, sur ce blog, depuis des mois. A savoir que, derrière l’évidence d’une alimentation plus saine, vitale pour  tous, on se sert du « bio » pour créer une alimentation (une consommation) à deux vitesses.

Familles Rurales n’y va pas par quatre chemins, cette association parle de « produits inaccessibles ».

Cette association contredit, par son étude, l’argumentation du maire de Barjac. Le « bio » est très loin d’être accessible à tous. Le fait de l’appliquer à la cantine scolaire pourrait paraître être une bonne action en faveur de nos enfants, mais cela risque de culpabiliser des parents qui ne peuvent pas leur « offrir » des produits « bio » dans la vie courante. Sans parler de ce que cela coûte au contribuable barjacois.

Notons au passage que l’argument qui veut que la mise en place de « la grange des près » pourrait résoudre le problème des prix pour la cantine est fallacieux. Nous ne nous faisons aucune illusion. Les comptes de la cuisine centrale n’ont jamais été publiés, il n’y a aucune raison pour que ceux de « la grange des près » le soient. Nous sommes prêts à parier que ce sera l’opacité la plus totale (nous serions très heureux de perdre notre pari).  Et ne parlons pas du contrôle des produits.

Deux remarques en forme de questions :

Quelle est la position du maire de Barjac par rapport à cette étude ?

Comment le maire de Barjac vit-il cette dérive vers une alimentation destinée au « nantis » par rapport à l’idéologie communiste qu’il défend ?

Petite remarque en passant. Ce midi, Familles Rurales était invitée sur France 2 au journal télévisé. Si la conversation a longuement portée sur l’augmentation de 11% des fruits et légumes entre 2009 et 2010 (Pourquoi ? A qui profite le crime ? etc), en justifiant d’ailleurs cette augmentation par les déboires climatiques, les prix du « bio » n’ont fait l’objet que d’une simple remarque rapide. A croire que le politiquement correct a déjà étendu sa chape de plomb sur le sujet.

 

John Doe


Ci-dessous l’article publié par le journal « La Croix » :

Des fruits et légumes bio trop chers pour les familles

Selon le quatrième « observatoire des fruits et légumes » de la fédération Familles rurales que « La Croix » publie en exclusivité, le prix des fruits a globalement augmenté de 11,5 % en un an, et celui des légumes de 5,5 %

 «Inaccessibles ! » C’est l’adjectif choisi par la fédération nationale Familles rurales pour souligner le prix moyen à la vente des primeurs bio. Pour ce quatrième « observatoire des fruits et légumes » publié par l’association, 81 personnes ont parcouru 38 départements en juin-juillet et relevé pour la première fois le prix moyen de huit fruits et huit légumes issus de l’agriculture biologique, afin de les comparer à ceux des mêmes produits cultivés en agriculture conventionnelle.

« Le bio attire de plus en plus de foyers, souligne Thierry Damien, président de Familles rurales. Il nous paraissait donc normal de s’intéresser désormais à ce secteur. Nous pensions certes que ces produits étaient plus chers, mais le différentiel s’est révélé énorme. »

Le prix moyen du panel de fruits bio (pomme, melon, abricot, cerise, fraise, pêche, nectarine, poire) est, selon l’enquête, 68 % plus cher : 5,54 €/kg, contre 3,29 €/kg pour les fruits conventionnels. Pour les légumes (aubergine, carotte, courgette, haricots verts, poivron, pomme de terre, tomate, salade), l’ordre de grandeur reste le même. Avec 3,23 €, prix moyen au kilo, le bio est 69 % plus cher que le conventionnel (1,91 €).

Les nectarines bio 121 % plus chères

Encore ne s’agit-il que de moyennes, car les disparités atteignent des sommets pour certains produits. « Avec un coût de 7,67 € au kilo, les nectarines bio se révèlent 121 % plus chères, indique Thierry Damien. Quant aux haricots verts, à 7,21 €/kg, ils coûtent un peu plus du double que dans le conventionnel. » Les produits bio les plus « raisonnables » sont les poires, avec un prix de 3,18 €/kg contre 2,27 €/kg (+ 40,1 %) et la salade (1,22 € la pièce contre 0,85 €, soit + 43,5 %).

« Beaucoup de familles ne consomment déjà pas assez de fruits et de légumes en général, regrette Thierry Damien, et elles le justifient par leur coût. Les prix du bio les éloignent encore plus de cette catégorie de produit. Ce sont des produits encore inaccessibles. »

D’autant plus chers si les consommateurs les achètent dans les hyper et supermarchés traditionnels, et, plus étonnant, dans les magasins hard discount. Le prix moyen d’un kilo de fruits et de légumes s’élève en effet respectivement à 4,62 € et 4,88 € dans ces surfaces de vente. Mais seulement à 4,29 € dans un supermarché spécialisé dans les produits biologiques.

« L’offre française est moins abondante »

L’étude de Familles rurales montre également que les fruits et légumes bio français sont pour la majorité plus onéreux que ceux importés de l’étranger. Ceci est particulièrement vrai pour les nectarines, qui atteignent un prix moyen de 8,12 € quand elles proviennent de vergers français contre seulement 3,18 € quand elles viennent de l’étranger. Une différence importante également constatée pour les haricots verts.

« Il est vrai que l’offre française est moins abondante pour ces productions », souligne Élisabeth Mercier, directrice de l’Agence bio, qui se promet d’étudier le travail de Familles rurales avec attention. « Comparer les prix entre le bio et le conventionnel est cependant très délicat, dit-elle, surtout sur une courte période. Mais cela ne peut que nous aider dans notre travail d’optimisation des filières pour être toujours plus compétitifs. »

En ce qui concerne les productions issues de l’agriculture conventionnelle, qui représentaient encore 97 % des quantités achetées par les consommateurs en 2008, le prix du panier moyen de fruits a augmenté cet été de 11,1 % par rapport à la même période en 2009 (voir infographie). Celui des légumes, de 5,5 %. Au palmarès des augmentations : les pêches (3,30 €/kg contre 2,31 €, soit + 42,8 %) ou les tomates (2,40 €/kg contre 1,91 €/kg, soit + 25,7 %). En revanche, les fraises ont coûté près de 13 % moins cher que l’an dernier…

Des prix plus élevés sur les marchés

« Même avec ces augmentations, qui ne sont jamais une bonne nouvelle pour les consommateurs, les prix ne sont cependant pas revenus au niveau de ceux de 2008 », constate Thierry Damien. Autre enseignement de l’observatoire 2010 : acheter sur les marchés un kilo des huit fruits et des huit légumes du panel a coûté plus cher (49,92 €) que chez les producteurs (47,95 €), dans les hyper et supermarchés (47,27 €) et les magasins hard discount (40,14 €).

Comme chaque année, Familles rurales a calculé le budget mensuel des foyers qui voudraient suivre les préconisations de l’Organisation mondiale de la santé, à savoir manger 400 grammes de fruits et légumes par jour. Pour un couple avec deux enfants de plus de 10 ans, cela représenterait une dépense de 126,60 €.

 

 

 

Michel WAINTROP

 

http://fr.sitestat.com/bayard/la-croix/s?Services.Print

 

 

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E
<br /> Bonsoir,<br /> Il est clair qu'en évoquant déjà "3,29 € le kg en traditionnel" on a l'impression de rêver !... çà représente env. 20,00 FRS le kg de de pommes !!!! Les fauchés comme moi vont acheter un kg de<br /> pâtes chez Carr.... et ils vont faire 6repa<br /> <br /> <br />
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