Cantonales : Chaulet se pose en victime
Décidément, le Midi Libre est à la pointe de la communication "chaulésienne". La phrase, dans l'édition de ce matin, lui est encore réservée.
En soit, elle est très surprenante. Bien que dit, et c'est Chaulet qui le précise, avec humour, on connait trop bien le personnage pour savoir que chaque mot est choisi et que chaque action ou parole n'est jamais gratuite. Avec lui, rien n'est jamais innocent.
Nous citons : il dit, manifestement en parlant de lui "ça va comme un cochon qui entend le bruit du couteau qu'on aiguise".
Au premier degré, on peut se dire que c'est la phrase d'un homme qui se sent aux abois, persuadé que le premier tour de l'élection cantonale verra sa chute. Il est vrai que dans ce genre de situation, la position du cochon entravé qui attend le couteau est désespérée.
Mais, ça ne va pas.
Ce n'est pas l'attitude d'une personne à l'ego démesuré, persuadée de détenir toutes les vérités et pourvue d'un sens aigu du langage politique.
Il est vrai, qu'entre Marc Girbon qui possède une influence loin d'être négligeable sur Barjac et Serge Dondini qui, fort du soutien de tout ce qui compte dans la région et le département en terme d'élus socialistes en responsabilité, présente un programme sensé, nullement utopique et centré sur les sujets essentiels qui se posent à nos concitoyens, Edouard Chaulet doit se sentir en grand danger. Et si les électeurs ouvraient les yeux ?
Mais quand même, cela ne justifie pas ce genre de phrase.
A notre sens, nous le retrouvons là dans un comportement où il excelle. Il se pose en victime, lui, tout seul contre les méchants (le couteau qu'on aiguise, le gentil petit cochon rose que l'on va égorger, etc ...), appelant le bon peuple à se mobiliser autour de lui pour sauver l'avenir du canton menacé par les hordes sauvages. En fait, c'est surtout son avenir qui est menacé. Pas celui du canton.
Ce cri dans le Midi Libre se veut ressembler au cri du goret que l'on égorge. Mais la bête est loin d'être entravée. Elle est toujours aussi dangereuse pour l'avenir de notre territoire.
Ne vous laisser pas prendre au piège de la compassion.
Il est bon que tous, vous vous mobilisiez pour exclure Chaulet du 2ème tour.
PS : l'image de Chaulet en petit cochon rose est assez jouissive.
Nous sommes des "corbeaux roses" (dixit Chaulet), lui c'est un cochon rose (toujours dixit Chaulet). Nous volons beaucoup plus haut.
C'est l'interprétation que nous faisons de cette phrase d'E. Chaulet, mais, n'hésitez pas! Si vous avez une autre interprétation à nous proposer, servez vous des commentaires.