un million d'euros !

Publié le par L'admin

PICT0016C'est le prix qu'a payé l'association "terre de liens" pour acquérir le domaine de la grange des prés (source ARTE), 120 hectares de terrains agricoles épuisés, en manque de matière organique. Donc de toute façon, quel que soit le type de culture envisagé, les terrains, aux dires des spécialistes, sont impropres à toute exploitation.  Quant on sait que le prix moyen de l'hectare agricole, dans la région, est de 6000 €, on constate que les 120 hectares de la grange des près, même avec une bâtisse pratiquement en ruine, sont largement surévalués.

Conclusion, "terre de liens" a les moyens. Surtout si on considère tous les investissements qui seront à faire pour, d'une part rendre les terrains cultivables pour le "bio" et d'autre part rénover la bâtisse elle-même.

Alors plusieurs questions se posent :

            Quelle était la nécessité de verser une subvention de 5000 €, à "terre de liens",  en conseil municipal et donc au nom des barjacois, goutte d'eau dans la ronde des chiffres fabuleux qui sont avancés ? Puisqu'on parle de subvention, à noter, la reprise en main par le maire des 3 conseillers municipaux dissidents qui avaient voté contre la subvention exceptionnelle de 4000 €, octroyée à l'Office de tourisme pour l'organisation du salon "ethic et nature" (autre volet de la communication "bio" d'E.Chaulet). Le vote, cette fois-ci, a été unanime.

            Qui est vraiment derrière "terre de liens" ? On ne nous fera pas croire que ce sont uniquement les actions à 100 € achetées par des particuliers qui financent ces types de projet.

            Quel sera le montant des loyers ? Y aura-t-il vraiment intérêt pour les pseudo agriculteurs à choisir cette solution plutôt que l'acquisition de terrains qui, à terme, seraient leur propriété.

Malgré l'engagement du Président de la SAFER du Gard qui ne veut pas sur ce projet de "bobos qui branlent rien", nous risquons de voir s'implanter des opportunistes saisissant l'occasion, sans avoir un projet personnel sérieux et pérenne indispensable au développement de l'ensemble.   

Ne vaut-il pas mieux payer pour l'acquisition de sa maison que de payer un loyer à fond perdu? C'est la même chose pour son outil de travail.

 

Nul doute qu'au fur et à mesure de l'installation du projet, de nombreuses questions se poseront. Mais nous sommes assez pessimistes sur la volonté de transparence d'association comme "terre de liens".

Et pourtant, financièrement, notre commune est fortement engagée; surtout, en notre nom,  par le comportement du maire.

 

L'Admin

               

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J

Mais quand diable allez-vous foutre la paix à des gens qui vont de l'avant?
Au lieu de ressasser les mêmes rengaines, sortez-vous les doigts du c.. et travaillez avec eux.
Si le projet est ardu, il a le mérite d'exister, et grâce à qui ? ...
Si les agriculteurs en place, propriétaires de 60 h ont des soucis, ils devraient peut-être revoir leur façon de travailler et leur gestion ... Non ?
Oui le bio est à la mode, oui il est une nécessité, oui c'est un peu de notre avenir, alors amiral, qu'en pensez-vous?

Dohn Joe


Répondre
L


Comment ne pas publier un commentaire d'une telle  intelligence, s'appuyant sur des arguments aussi pertinents, écrit dans une prose d'une délicatesse infinie.


Une petite précision à Johan Derome, personne n'est obligé de nous lire. Ce qui est certain, c'est qu'avec des personnes aussi subtiles que vous, le bio est bien mal mis en valeur et
c'est dommage.



M

Votre article fait preuve d'une ouverture d'esprit et d'un sens critique tout à fair remarquables dites moi...

"Conclusion, "terre de liens" a les moyens."
C'est s'avancer un peu loin. D'une part "Terre de Liens" n'a pas de 'moyens' propres, son seul capital est foncier (propriété agricole), et les apports financiers qui permette l'achat de ces terres
agricoles est issu de l'actionariat de personnes volontaires. Conclusion, un peu plus nuancée : Terre de Liens fait ce qu'il faut pour accomplir ses objectifs, ne s'arrêtant pas à des prix
spéculatifs et injustes par rapport à la valeur de la terre. Son objectif étant de mettre ses terres à l'abris de la spéculation ; de les retirer d'un marché immobilier qui aboutit aujourd'hui à
des abérations telle que celle-ci, d'un terrain qui n'est pas évalué financiérement en rapport avec sa capacité agricole mais simplement comme un support d'investissement.

"Qui est vraiment derrière "terre de liens" ? On ne nous fera pas croire que ce sont uniquement les actions à 100 € achetées par des particuliers qui financent ces types de projet."
Et pourtant... Microsoft arrive bien à vendre plusieurs millards de dolars d'actions à 27$.


"Ne vaut-il pas mieux payer pour l'acquisition de sa maison que de payer un loyer à fond perdu? C'est la même chose pour son outil de travail."
Je ne suis pas d'accord. L'objet de l'association Terres de Lien, qui est nécessairement partagé par tout personne qui développe un projet sur les terres de l'association est de mettre durablement
à l'abri de la spéculation les terres agricoles. Ce qui, j'en convient, peut paraitre futile lorsque nos considérations principales sont la propriété d'une chose, que ce soit son outil de travaille
ou un outre... Le sens de la propriété individuel étant en lui même réellement discutable, ce concept montre tout ses limites lorsqu'on compare la durée de vie et d'une parcelle de terre à celle de
l'homme qui travaille dessus, qu'il s'en dise propriétaire ou pas.
L'opinion de Terre de Liens et de ceux qui soutienne cette association est que l'homme qui cultive un champ n'a pas à en être propriétaire, il n'en est en réalité qu'un usager, et cette propriété
appartient à tout un chacun.

"Mais nous sommes assez pessimistes sur la volonté de transparence d'association comme "terre de liens"."
Je n'ai jamais constaté de manque de transparence de la part de terre de liens (voir http://www.terredeliens.org/spip.php?article479 )... mais je ne demande qu'à ce qu'on me détrompe.

Enfin j'ajouterai à tout cela, que sans savoir particuliérement ce qui se passe d'un point de vue politique à Barjac, je trouve - là encore détrompez moi - que ce type d'enjeux dépasse largement
les queurelles d'élus locaux, et que réduire ce projet à un "coup" politique de M. le Maire qui qu'il soit, est réellement simpliste.

Cordialement,
Mark.


Répondre
L


Quelques remarques sur votre commentaire :


Tout d'abord, nous sommes complètement à l'opposé de votre vision collectiviste en ce qui concerne la gestion de la terre  et apparemment, aussi, vis à vis de la propriété en
général. C'est nié toute ambition personnelle au niveau du développement de chacun. Mais c'est votre point de vue, ce n'est pas le notre. Nous ne sommes peut-être pas de la même époque. Votre
vision  nous semble assez poussiéreuse et surtout dangereuse.


Par contre, dire que c'est mettre à l'abri de la spéculation le fait de livrer les terrains disponibles à une foncière fonctionnant sur l'actionnariat pour les soustraire à la transmission
familiale ou à l'agrandissement de domaines agricoles existants (dans notre régions cela ne dépasse jamais quelques dizaines d'hectares), c'est un peu fort de café. Surtout que vous prenez comme
exemple Microsoft pour justifier le mode de  financement de "terre de liens" - ça on aurait jamais osé le faire.


Mais globalement, votre intervention correspond à un discours d'extrême gauche ringard (assez langue de bois) qui surfe sur des thèmes populaires pour s'imposer.


Pour ce qui est  de  la transparence de "terre de liens", nous en reparlerons quand la grange des près sera en place.